Une source de pollution naturelle
Certaines sources de pollution de l'air sont naturelles. Par exemple les végétaux dispersent dans l'air quantité de pollens qui peuvent provoquer des troubles ; à ce titre, on les classe dans les polluants.
Les allergènes
Quand la pollution s'en mêle...
La prévention des pollens
Le Réseau de Surveillance Aérobiologique - RNSA
Capteurs à pollens
Le dernier bulletin d'information sur la présence de pollens
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Les allergènes


Les pollens qui posent le plus de problèmes sont en général de petite taille et diffusés par le vent. C'est le cas des pollens de cyprès, graminées, platane, ortie, plantain, olivier. Le nombre de pollens présents dans l'air joue aussi un rôle important.

En Aquitaine, les arbres marquent, dès la fin janvier, le début de la saison pollinique.
Les pollens d'arbres sont présents jusqu'à l'arrivée de la saison pollinique des graminées au mois de mai. Ainsi se succèdent :
*les cupressacées : en particulier le cyprès, de plus en plus gênant dans le sud de la France, où il déclenche des manifestations allergiques dès la fin du mois de janvier ;
*la famille des bétulacées, qui comprend l'aulne, le charme, le noisetier, et le bouleau. Leurs pollens, produits à partir de chatons, jouent un rôle clinique de premier ordre dans le Nord de l'Europe entre février et avril. L'allergie au pollen de bouleau s'accompagne souvent d'allergies croisées alimentaires aux fruits ;
*les salicacées, comme le peuplier et le saule, qui provoquent quelques manifestations en février et mars ;
*le platane qui pollinise fin avril et est relativement peu allergisant compte tenu de sa fréquence.
*les fagacées, telles le chêne, le hêtre, le châtaignier ont des allergènes communs avec les bétulacées ; leur pollinisation plus tardive peut donc prolonger les manifestations cliniques jusqu'au mois de juin ;
*les oléacées, en particulier l'olivier dans le sud de la France, qui produisent du pollen jusqu'en juin, présent jusqu'à plusieurs centaines de kilomètres alentour ;
*le tilleul, qui peut provoquer des pollinoses de voisinage au mois de juin.
L'implantation abondante d'une même espèce (le cyprès dans le midi par exemple) concourt à l'augmentation de l'allergie.
La forme la plus courante de pollinose est le « rhume des foins » lié à la présence massive de pollens de graminées. Les pollinoses se traduisent par une gêne respiratoire, des éternuements répétés, des larmoiements, des quintes de toux, pouvant se compliquer chez certains avec de l'Urticaire, de l'eczéma ou des crises d'asthme.
Quand la pollution s'en mêle ...

Face à l'augmentation significative des allergies aux pollens, le constat suivant a été fait : les pollens peuvent être modifiès par la pollution de l'air. Fragilisés, ils présentant un aspect différent et libèrent plus facilement des particules allergisantes. On sait également que les particules diesel sont un vecteur pour les pollens en fixant des particules allergisantes, elles leur permettent de pénétrer dans les poumons.
Un autre effet induit de la pollution de l'air : elle agresse les muqueuses et ainsi les individus sont plus vulnérables, notamment aux pollens.
La prévention des pollens

De manière générale en juin et juillet, il est déconseillé aux personnes sensibles de séjourner trop longtemps dehors, surtout quand il y a du vent. Jardinage et tonte sont à proscrire en pleine saison pollinique.
En prenant une douche le soir, vous enlevez le pollen qui se dépose sur les cheveux. Et surtout suivez les prescription de votre médecin.
Une autre mesure de prévention est d'éviter une trop forte concentraton de ces pollens dans l'air. Il faut donc s'assurer de la diversification des essences végétales en présence, repérer celles dont les pollens ne sont pas allergisants et dont les périodes de pollinisation se répartissent sur l'année.

Source : ADEME - Santé et prévention, la qualité de l'air - Août 2001
Le Réseau de Surveillance Aérobiologique - RNSA

Le Réseau National de Surveillance Aérobiologique assure la surveillance des pollens sur 40 sites répartis dans toute la France. Ce réseau a pour objet principal l'étude du contenu de l'air en particules biologiques pouvant avoir une incidence sur le risque allergique pour la population. C'est à dire l'étude du contenu de l'air en pollens et en moisissures ainsi que du recueil des données cliniques associées.
Le RNSA possède quatre capteurs en Aquitaine qui sont gérés en collaboration avec l'Urmla (Union Régionale des médecins libéraux d'Aquitaine) et le CREMEM (Centre de Ressources En Microscopie et Microanalyse) Université Bordeaux I.
Les capteurs à pollens

La concentration de pollens dans l'atmosphère est mesurée à l'aide de capteurs volumétriques placés sur des sites stratégiques par rapport à la topographie de la ville et à l'environnement immédiat.

Capteur à pollens sur un bâtiment de l'Université de Bordeaux I
Le capteur contient un tambour défilant à une vitesse de 2 mm/heure. Celui-ci est muni d'une bande en cellophane où les particules sont impactées.
Ces capteurs aspirent généralement un débit d'air comparable à celui de la respiration humaine.

Chaque semaine à la même la bande est prélevée, découpée en 7 segments et analysée. Les segments journaliers sont placés sur une lame de microscope et colorés.
Une reconnaissance et un comptage des pollens et moisissures sont ensuite effectués au microscope optique.

contact@lespollensenaquitaine.com